Au cœur de cette chaîne, les avocats du réseau MAF jouent un rôle déterminant. Maître Ophélie Boulos en fait partie. Depuis plus de dix ans, elle accompagne des architectes confrontés à des dossiers qualifiés de « Hauts Risques Financiers ».
Pourquoi la MAF fait-elle appel à des avocats pour défendre ses adhérents ?
Parce qu’en France, seuls les avocats sont habilités à plaider. Mais nous n’intervenons jamais seuls : une véritable équipe de défense se constitue autour des juristes de la Mutuelle. Lorsque notre présence devient nécessaire, la MAF désigne un avocat issu de son réseau, formé aux enjeux très spécifiques de la maîtrise d’oeuvre.
Comment la MAF choisit-elle un avocat plutôt qu’un autre ?
Plusieurs critères entrent en jeu : la localisation du sinistre, la nature du contentieux ou encore l’expertise requise. En ce qui me concerne, j’interviens essentiellement sur des dossiers à fort enjeu financier, qu’ils apparaissent en cours de chantier ou bien longtemps après la réception.
Votre objectif est-il de défendre la MAF ou l’adhérent ?
Les deux sont intimement liés : protéger l’adhérent, c’est protéger la MAF, et inversement. Plus largement, il s’agit de défendre une profession souvent confrontée aux idées reçues, et parfois tenue responsable au‑delà de ce que prévoit réellement sa mission. Notre travail consiste aussi à faire de la pédagogie sur les limites de la responsabilité de l’architecte.
"Défendre les adhérents de la MAF, c’est aussi défendre la profession."
Qu’est-ce qui différencie la MAF d’autres assureurs ?
Sa proximité unique avec les concepteurs. La MAF ne se contente pas d’indemniser : elle accompagne, soutient et défend. Au fil du temps, elle a démontré qu’elle ne laissait jamais un architecte seul face à un sinistre. Chaque dossier est appréhendé non seulement pour sa dimension individuelle, mais aussi dans une logique de défense collective de la profession. En cela, la MAF affirme pleinement sa singularité.
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19 mai 2026