Chaque semaine la MAF vous propose une sélection des articles à avoir lu. Vous n’avez pas le temps ?
On avait anticipé, on vous connait. A côté de chaque article, un petit résumé pour être sûr de ne lire que ce que vous ne savez pas déjà !
Notre sélection de la semaine :

L'hebdoMAF #7

Utilisation du BIM dans la déconstruction des bâtiments, c’est le DRIM !

Plus besoin de présenter le BIM. Cette maquette numérique, qui s’est installé dans le quotidien des architectes, permet un panel de fonctionnalités œuvrant dans le sens des concepteurs. Fait nouveau, le BIM pourrait se révéler être un formidable outil quand il s’agit de la déconstruction des bâtiments.

En permettant une meilleure visualisation, offrant un meilleur phasage et une meilleure synergie des forces en présence lors de la déconstruction, le BIM doit, à terme, devenir aussi incontournable en déconstruction qu’il ne l’est devenu en construction. C’est en tout cas ce qu’on pense du côté de la Federec BTP et de Domolandes, qui prennent le sujet à bras le corps.

 

Projet de loi ELAN : les architectes invitent le gouvernement à « affirmer un choix de société durable pour nos enfants »

Pour l’Etat, il s’agit de donner un second souffle au secteur de la construction française, en définissant de grands axes. Articulée autour de 3 objectifs, cette loi vise à une construction de meilleure qualité à moindre coût, à favoriser la mixité sociale et à améliorer le cadre de vie, en insistant, par exemple, sur la redynamisation des centres villes de taille moyenne.

Du côté des architectes en revanche, on alerte sur les risques encourus, au premier rang desquels le mal logement et l’éloignement des centres villes dû à la hausse des prix. Il s’agit pour les architectes signataires d’alerter sur la dégradation de la qualité des constructions, entrainant des surcoûts d’entretien et des dégradations de la qualité du cadre bâti.

Bref, un projet de loi ELAN qui manque d’allant.


Rem Koolhaas façonne un écrin pour la justice lilloise

Vieux combat de la maire de Lille, Martine Aubry, le nouveau palais de justice sera finalement le fruit de la conception de Rem Koolhaas. La « starchitecte » hollandaise livrera en 2023 un nouveau palais de justice pour la Métropole. Scellant le sort de l’actuel Palais de justice de Lille, le nouveau bâtiment jouira d’une architecture fine et lumineuse, ancrée dans un carré de verdure, et à proximité immédiate des deux gares et de grands axes routiers.

Bref, un bâtiment plus accessible, plus agréable à vivre et moins monolithique. L’actuel palais de justice fera l’objet d’une réflexion pour statuer sur son avenir, qui s’annonce plus qu’incertain, sa démolition faisant partie des pistes envisagées.

 

Tour W350 à Tokyo : les nippons, maitres mondiaux de la construction de cabanes en bois

Alors que l’architecture française voit dans la construction en bois des tours Hyperion et Silva à Bordeaux, un exploit architectural culminant à 57 mètres de haut, le Japon vient de mettre un ippon collectif à tous les projets de construction en bois.

Si des projets plus importants sont d’ores et déjà en construction, en Europe notamment (Tour HoHo de 84 mètres, en Autriche), l’entreprise japonaise Sumitomo Forestry prévoit de construire une tour en bois de … 350 mètres de haut. On s’en doute, le projet nécessitera une énorme quantité de bois (environ 185.000 m3). Et c’est bien là la volonté affichée de l’entreprise : en déclenchant une commande si importante, elle entend mettre en ordre de bataille la production de bois japonaise, trop dispersée, trop mal gérée et peu entretenue.

Une annonce que la filière du bois en France serait bien inspirée de suivre quand on sait la fragilité du secteur (cf Hebdo MAF #5).

 

Double diplôme Ingénieur-architecte : le pari gagnant

Suivant les traces de certains de nos voisins européens, le bicursus tend à trouver petit à petit ses lettres de noblesse dans l’hexagone. Il faut dire que les avantages sont nombreux pour les étudiants ayant la double casquette. Si bien évidemment, cela permet un éveil aux besoins de l’architecte et de l’ingénieur dans le cadre d’une construction, c’est aussi une assurance d’employabilité.

Bref, des architectes plus alertes sur les impondérables de la construction, des ingénieurs sensibles aux tendances et aux exigences architecturales, et surtout des perspectives d’évolution beaucoup plus nombreuses.