Sibca 2026 | Le confort d’été, nouvelle priorité du logement bas carbone
La cinquième édition du Salon de l’immobilier bas carbone (Sibca), qui s’est tenue au Grand Palais du 1er au 3 septembre, a placé l’adaptation climatique au cœur des débats. Après une succession de canicules meurtrières, dont le bilan pourrait dépasser 10 000 décès en France, le confort d’été s’impose comme un enjeu de santé publique.
L’architecte Vincent Callebaut plaide pour un retour à l’architecture bioclimatique. Promoteurs et élus prônent une solution commune : la plantation d’arbres, véritables îlots de fraîcheur. « Le meilleur climatiseur, c’est l’arbre planté en pleine terre », résume Emmanuel Desmaizières, de Bouygues Immobilier.
Les professionnels appellent aussi à intensifier la rénovation des passoires thermiques. La RE 2020, pensée pour limiter le carbone, pose des difficultés en matière de confort estival. Côté innovations, Cogedim annonce la généralisation de la pompe à chaleur air-air réversible dans ses nouveaux programmes : 2 500 logements dès cette année, le double en 2027. Fournis par Atlantic et Hitachi, ces équipements en toiture chauffent et refroidissent jusqu’à 30 appartements. Double orientation, peintures claires et brasseurs d’air complètent l’arsenal des promoteurs.
Annecy accueille les Rencontres internationales du film d’architecture
Les 12 et 13 novembre 2026, le cinéma Le Mikado d’Annecy déroulera le tapis rouge à l’architecture. La Maison de l’architecture de Haute-Savoie organise sa désormais traditionnelle édition automnale des Rencontres internationales du film d’architecture, plus connues sous le nom de Ciné Archi.
Ces rencontres mettent en dialogue le regard des cinéastes et celui des concepteurs. Objectif : questionner l’espace habité, la ville et le paysage sous un angle nouveau.
Au programme cette année, près de huit heures de projections réparties sur deux journées. Le documentaire « Gulliver à Pantin » de Michèle Cohen figure parmi les temps forts. Le film capture la transformation des Magasins généraux, en bordure du canal de l’Ourcq.
Les soirées feront place à plusieurs courts-métrages. Les spectateurs découvriront des portraits de Smiljan Radić Clarke et de l’agence Onze04. Ils exploreront aussi les « balcons politiques » de Sou Fujimoto, ainsi que la technique de la terre banchée signée Tracks.
Le programme complet sera dévoilé sur maison-architecture-74.org.
Pékin, future capitale mondiale de l’architecture en 2029
Dans trois ans, la capitale chinoise s’imposera comme le centre névralgique de l’architecture internationale. L’Unesco et l’Union internationale des architectes (UIA) ont dévoilé leur choix début août: Pékin accueillera le 34e congrès de l’UIA en 2029.
La décision revient à un comité mixte, présidé par l’architecte français Dominique Perrault. Un mois seulement après la clôture du 33e congrès à Barcelone, l’organisation confirme ainsi sa volonté d’ouvrir un nouveau dialogue mondial.
Pour Khaled El-Enany, directeur général de l’Unesco, le patrimoine architectural pékinois et sa transformation urbaine dynamique nourriront les réflexions sur le rôle social de l’architecture.
En parallèle, Pékin décroche le titre de capitale mondiale de l’architecture. Durant toute l’année 2029, la ville proposera expositions, conférences et rencontres publiques autour du thème « Retour à l’équilibre ». L’objectif : relier culture, nature et populations.
Pékin devient la quatrième ville honorée, après Rio de Janeiro (2020-2021), Copenhague (2023) et Barcelone, jusqu’à fin 2026.
Saint-Georges-Haute-Ville | Diviser pour mieux rassembler
Face à l’église et à la mairie, un ensemble mêlant commerces, logements et espaces publics revitalise ce village situé sur les chemins de Saint-Jacques-de-Compostelle. Porté par la commune, le programme associe la rénovation d’un bar-tabac épicerie à la création d’un restaurant et de quatre logements sociaux.
Les agences Link et Fab Architectes ont misé sur la porosité et les perspectives pour reconnecter un réseau d’interstices urbains délaissés à cause de l’étalement pavillonnaire. Plutôt que d’empiler les logements sur le restaurant, elles ont préféré un petit immeuble parallèle aux commerces, séparé par une place arborée.
L’extension déploie une écriture contemporaine : baies vitrées généreuses, toiture en zinc formant galerie ombragée, charpentes en douglas local et murs en thermo briques isolés en laine de bois. Les logements, orientés sud, ouvrent leurs pièces de vie sur des loggias qui privilégient le confort d’été.
Livrée en 2026 pour 2,5 M€ HT, l’opération couvre 600 m² SP et 1 400 m² d’espaces extérieurs.