Cette semaine, l’HebdoMAF vous présente les chantiers lancés à Paris, la Biennale de Versailles, le lancement du Prix Femmes Architectes et la jungle de la Villa M.
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Les chantiers d’Hidalgo à Paris

Passée la frustration du score à la Présidentielle, Anne Hidalgo est de retour aux affaires à Paris et lance des projets d’aménagement d’envergure dans la capitale. Deux d’entre eux cristallisent les oppositions : le projet de transformation des Champs-Élysées et celui de réduction du nombre de voies sur le périphérique. 

Le premier, découpé en deux phases, l’une avant les Jeux Olympiques de 2024 et l’autre ensuite, doit aboutir à l’embellissement de « la plus belle avenue du monde ». Dans le prolongement de la politique conduite par l’édile depuis 2015, une grande place sera laissée à la végétalisation et aux nouvelles mobilités au détriment des voies de circulation dédiées aux automobiles. 

Si le premier lot, consistant à rénover 15 000 m2 de plantations et à végétaliser 7 000 m2 de routes sera piloté par le designer belge Ramy Fischler, le second le sera par l’agence PCA Stream de Philippe Chiambaretta et concernera l’ensemble de l’artère. Elle englobera aussi les places de la Concorde et de l'Etoile, les avenues Montaigne et de la Grande Armée, les connexions à la Seine, ainsi que les souterrains, tunnels et sous-sols.

Le projet pour le périphérique n’est pas moins ambitieux : il s’agit de réduire le nombre de voies de circulation empruntées quotidiennement par 1 million de véhicules. Comme elle l'avait déjà indiqué, la mairie veut réserver une file au covoiturage, aux bus et aux taxis en pérennisant la voie qui sera dédiée pendant les Jeux Olympiques et paralympiques de 2024 aux athlètes, officiels et secours.

Une volonté qui devrait aboutir à la plantation de 70 000 arbres et la création de 10 hectares d’espaces verts sur les files reconquises.

 

Biennale de Versailles : à l’heure de l’urgence climatique

Quelle est la place de la terre et de ses usages dans l’architecture et le paysage ? C’est à cette question que la Biennale d’architecture et de paysage de Versailles tente de répondreà travers neuf expositions. Pour l’occasion, la Région Île-de-France et ses partenaires ont donné carte blanche à des architectes et paysagistes. À travers plusieurs sites de la ville de Versailles, le public découvre des projets innovants pour un monde plus durable.

Jusqu’au 13 juillet, la manifestation tient sa seconde édition sur le thème « Terres et villes » : la préservation de la biodiversité, l’emploi de matériaux biosourcés et le recyclage y sont intégrés comme des éléments indissociables de la conception.

Pour l’occasion, de nombreux architectes exposent le fruit de leur travail et de leurs réflexions comme l’agence ChartierDalix qui a imaginé un sol vertical habité par la faune et la flore, ou l’architecte thaïlandais Boonserm Premthada qui présente ses briques réalisées à partir … d’excréments d’éléphants.

Au total, sur les 2 mois que dure l’événement, la Région espère attirer 250 000 visiteurs. 

 

Prix Femmes architectes : lancement de la dixième édition 

10 éditions et une vocation inchangée : cette année encore, l’Arvha entend inspirer les jeunes femmes et promouvoir le travail des femmes architectes dans un métier à dominante masculine, grâce à son prix Femmes Architectes.

4 prix seront décernés : 

  • le prix jeune femme architecte moins de 40 ans : trois projets à cinq réalisés ou non
  • le prix de l'œuvre originale réalisée par une femme architecte
  • le prix femme architecte : trois à cinq ouvrages construits
  • le prix international : trois à cinq ouvrages non-français construits par une femme architecte inscrite à l'Ordre des architectes

Pour participer, il faut être inscrite à l'Ordre des architectes et être l'auteure des projets présentés. La compétition se clôturera le 31 juillet 2022, et la remise de prix se tiendra le 15 novembre de la même année, au Pavillon de l'Arsenal à Paris.

Plus d’informations et inscription en suivant ce lien.

 

A Paris, Villa M propose d’habiter la jungle dans le XVème arrondissement

Dans le XVème arrondissement de Paris, l’agence Triptyque Architecture, l’atelier de paysage Coloco et Phillipe Starck ont livré un complexe mixte qui semble sortir tout droit d’une forêt tropicale. Villa M est une sorte de manifeste d’une architecture nouvelle, dans laquelle « l’homme ne s’oppose plus à la nature et au vivant » expliquent Olivier Raffaëlli et Guillaume Sibaud, architectes à Triptyque Architecture.

A tous les étages, structurés par des poutres métalliques, des plantes médicinales, vivaces, de moyenne et grande taille sont appelées à grandir et à transformer le bâtiment en forêt verticale.

Ce bâtiment "vivant" répond à des enjeux de confort thermique et d'efficacité énergétique. « Nous avons exploré toutes les surfaces disponibles pour potentialiser la verdure et éviter le gaspillage d'énergie et de carbone », raconte Guillaume Sibaud.

A l’intérieur, un hôtel et un restaurant occupent la totalité de la réalisation, lauréate 2022 du prix « Bâtiment de l'année » d'ArchDaily.
 

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