Rayon de soleil dans ce quotidien maussade : l’HebdoMAF paraît pour la 126ème fois. Et déjà, tout va un petit peu mieux…
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Un webinaire MAF sur l’anticipation des effets collatéraux à la crise sanitaire

Le 11 Septembre dernier, la MAF proposait à ses adhérents un webinaire avec Michel Klein, Directeur des Sinistres, Ludovic Patouret, expert et gérant de Gecamex, et Maître Cyrille Charbonneau, avocat associé du cabinet AEDES JURIS sur le thème « Comment anticiper les effets collatéraux de la crise sanitaire et financière dans la gestion des opérations de construction ? »

La pandémie de COVID 19 a impacté tous les pans de l’activité des architectes et des bureaux d’étude. Leur santé financière est plus que jamais tributaire du bon déroulement de la reprise des chantiers, qu’il faut conduire dans les meilleures conditions possibles. Conséquence directe de la crise, une multiplication des réclamations et le risque de voir les projets « embourbés » alors qu’il faut d’urgence sortir les opérations en cours et continuer de remplir les carnets de commandes.
 
Comment les entreprises et les maîtres d’ouvrage ont géré les conséquences économiques de la sortie de crise ? Comment la maîtrise d’œuvre a été amenée à « arbitrer » les réclamations financières ? Quels sont les leviers dont disposent les acteurs pour régler les différends ? Quelle stratégie à adopter dans les nouveaux marchés de maîtrise d’œuvre et de travaux pour anticiper les conséquences d’une nouvelle crise sanitaire ?

Retrouvez le replay sur www.maf.fr

 

 

Réemploi et structure bois : le comité d’organisme de Paris 2024 décroche la médaille du bas carbone 

Si l’inconnue plane toujours sur la tenue des JO de Tokyo à l’été 2021, l’édition parisienne est plus que jamais sur les rails. A mesure que les lots sont attribués, les projets fleurissent dans le nord parisien. Récemment, c’est l’agence BFV Architectes qui a livré 30 000m² de bureaux destinés à accueillir le comité organisateur. 

A Saint-Denis, sur la place du Front Populaire, la maîtrise d’œuvre a fait le choix d’une structure mixte bois-béton sur sept étages, mobilisant 6 000 m3 de pin. A l’intérieur, le rez-de-chaussée vitré s’ouvre sur une un atrium bioclimatique dont le bois lasuré blanc, dans l’esprit nordique, équilibre la rigueur du dessin. 

En façade, les architectes ont conçu des terrasses décaissées afin d’adoucir le monolithe de 100 mètres de long, et ouvrant les locaux sur de petites enclaves paysagées réparties à différents niveaux. 

Dans les étages, côté ville, toutes les fenêtres du mur-rideau bois-aluminium peuvent s’ouvrir, comme l’explique Olivier Fassio, architecte du projet, dans les colonnes du site d’informations du moniteur.fr : « En faisant passer la “tripaille” entre les poutres, nous avons obtenu des plateaux de bureaux de 2,95 m de hauteur sous plafond et jusqu'à 3 m en façade. »

Une réalisation bas carbone qui aura également joué la carte du réemploi, avec l’utilisation de planchers techniques provenant de démolitions parisiennes.

 

 

Coup d’arrêt pour le projet de rénovation du Grand Palais 

A l’origine, il était question de creuser sous l’immense nef afin de créer un nouvel espace d’expositions, ou encore de rendre accessible une partie de la toiture. Finalement, il n’en sera pas question. C’est ce qu’a indiqué le Ministère de la Culture qui pointe plusieurs points d’achoppement rendant impossible le projet porté par l’agence LAN. 

En premier lieu, il y a un risque de non-respect des délais. Or le Grand Palais a rendez-vous avec les Jeux Olympiques en 2024 puisqu’il accueillera certaines épreuves. Deuxième problème, la certitude que le budget ne sera pas tenu. 

En cause, la restauration nécessaire de la façade et de la statuaire, très endommagées et désormais protégées par des filets, rendant impossible le respect de l’enveloppe de 135 millions d’euros définie lors du concours en 2013.

Est désormais attendu un nouveau projet qui devra être plus sobre et tenir compte des restaurations indispensables pour rendre à cet édifice iconique de la capitale son lustre d’antan, le tout selon quatre principes affirmés par la maîtrise d’ouvrage : "restaurer et mettre aux normes le monument, notamment en matière de sécurité incendie et d'accessibilité" ; l'ensemble devra également retrouver "les circulations historiques du bâtiment, du nord au sud (connexion Champs-Elysées - Seine) et de l'est à l'ouest (connexion entre la Nef du Grand Palais et du Palais de la découverte)" ; il s'agira, ensuite, restaurer la nef "pour augmenter sa jauge et réguler sa thermie" ; et enfin, de créer une entrée commune pour les publics du Grand Palais et du Palais de la découverte. Le projet s'inscrit en outre dans une "architecture post-covid", qui impose des lieux de circulation plus généreux que le projet de 2013.

Réouverture de l’intégralité du bâtiment prévue pour 2025.

 

 

Les tours Duo de Jean Nouvel grimpent dans le ciel parisien

Les usagers du périphérique parisien le constatent chaque jour : les tours penchées dessinées par Jean Nouvel et plantées à proximité de la Porte de Bercy n’en finissent plus de grimper et devraient être prêtes pour l’été 2021.

Si l’ensemble de 90 000 m² de bureaux, 2 000m² de commerces et 8 000m² d’hôtel tend à devenir un élément fort de la skyline parisienne, il s’agit à l’origine, lorsque le concours est lancé en 2013, d’une parcelle de 6000m² coincée entre le périphérique parisien et le faisceau ferroviaire de la Gare d’Austerlitz.

Outre l’importance du chantier, c’est également sa silhouette qui attire l’œil. Constitué de deux tours, Duo 1 et Duo 2, le projet puise son originalité de l’éloignement constant entre les deux édifices, à mesure que l’on grimpe. 

La plus haute des deux tours, qui culminera à 130 mètres de haut sera quant à elle coiffée d’un chapeau de 10 étages incliné dans le sens opposé de celui de la tour.