Charles-Henri Tachon, 30 000 m2 de bureaux en bois dans le 18ème, et le Grand Paris Express. C’est le menu de l’HebdoMAF 89 !
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👉 Charles-Henri Tachon lauréat du projet de rénovation du marché de Saint-Cloud 


Les bonnes nouvelles se succèdent pour Charles-Henri Tachon. Récemment lauréat de l’Équerre d’Argent, il vient de remporter un projet de reconstruction d’une halle en région parisienne (Saint-Cloud, 92).


Dans cette réalisation légère, le béton n’est plus bleuté : il est clair, nervuré et voué à dessiner les contours d’une structure qui s’ouvre grâce à de larges panneaux en bois, complétée par des espaces végétalisés sur les toits et de subtiles ouvertures zénithales. 
Trait d’union entre les lieux de rencontre forts des clodoaldiens (conservatoire, médiathèque etc.) et situé en plein cœur de ville, le nouveau marché devrait être opérationnel d’ici fin juin 2022.


30 000 m2 de bureaux en bois et certifiés bas-carbone vont voir le jour dans le 18ème 
Créer 30.000 m2 dans le 18ème arrondissement parisien. Voilà le défi relevé par Icawood le fonds d'investissement créé par la société de gestion ICAMAP et par Ivanhoé Cambridge, filiale de la Caisse de dépôt et placement du Québec. A l’angle des rues Ordener et Poissonnière, l’agence Chartier-Dalix, lauréate du projet, propose de redéfinir les traits de ce quartier populaire.


Au programme, ce sont 30 000 m2 à dominante tertiaire qui verront le jour, entièrement réalisés en bois CLT (lamellé-collé). Sur la rue, les architectes prévoient de percer de larges ouvertures afin de créer une connexion et une dynamique entre les commerces qui occuperont le rez-de-chaussée du programme et la rue. 
Présents également : des logements étudiants, des espaces de restauration et plus de 3 600 m2 destinés à l’agriculture urbaine et à des serres agricoles.


👉 Grand Paris Express : résoudre la quadrature du cercle


Pendant qu’en surface l’heure est aux préparatifs des festivités de fin d’année, en sous-sol, du monde s’active pour tenir les délais très serrés du Grand Paris Express. Le chantier, déjà bien amorcé avec 9 tunneliers d’ores et déjà en action, devrait continuer à monter en puissance : d’ici fin 2019, ils seront 15, bientôt rejoints par 5 autres en 2020 qui creuseront simultanément entre 30 et 50 mètres de profondeur.


Creuser rapidement pour pouvoir avancer dans la mise en production de ces nouvelles lignes qui doivent servir à désengorger le réseau actuel en améliorant considérablement la connexion inter-banlieues. Mais creuser prudemment car les pièges sont nombreux : risques d’inondations liés à la présence de nappes phréatiques et de cours d’eau importants, excavation de centaines de mètres cubes de terre en milieu urbain dense… le tout complexifié par le souci de ne surtout pas porter atteinte aux bâtiments existants et occupés en surface. Pour être le plus précis possible, un système de surveillance par satellite a même été déployé, une première en France.


Enfin, la dernière difficulté réside dans la simultanéité des chantiers. Car si créer de nouvelles lignes est indispensable, créer les gares d’accès à ces lignes l’est tout autant. Avec 90 chantiers de gares déjà lancés, le compte n’y est pas et 110 gares attendent encore de voir le jour. 
Travaux de surface, travaux en sous-sol, multitude de maîtres d’œuvre sur des zones compactes, passages des tunneliers sous des endroits sensibles comme les pistes d’Orly ou de Roissy … La route vers le Grand Paris Express est encore longue.