C’est l’heure de retrouver l’HebdoMAF ! Au programme cette semaine : le décès de l’architecte du Parc des Princes, une construction écolo qui prend l’eau, bien agir face aux réclamations financières des entreprises et la première édition du Prix PRAC !
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?  Le Parc perd son Prince

Roger Taillibert, connu entre autres pour la conception du Parc des Princes (Paris 16ème), stade de football du Paris-Saint-Germain, a sifflé le coup de sifflet final à 93 ans. Décédé au début du mois, l’architecte laisse derrière lui une carrière longue de près de 60 ans. 

Une vie d’architecture durant laquelle il aura signé d’innombrables bâtiments en France, au Canada, en Tunisie, en Jordanie, en Algérie ou encore au Kazakhstan et parmi lesquels le stade olympique, le

Palais des sports et le centre de natation olympique de Montréal (1971-1976) resteront comme ses plus gros chantiers.

Des réalisations qui lui auront valu d’empiler les distinctions comme celles de Commandeur de la Légion d'honneur, de l'ordre national du Mérite, des Palmes académiques, des Arts et des Lettres, membre de l’Institut de France ou encore Médaille d’argent de l’Académie d’architecture (1973).

A l’occasion du dernier match organisé dans son enceinte, le PSG a rendu hommage à Roger Taillibert avec une minute de silence observée avant le début de la rencontre (4-0 face à Angers).

 

?  Au Blanc-Mesnil, une construction bois prend l’eau 

A l’origine, le projet est en avance sur son temps. Pour l’architecte d’origine polonaise Iwona Buckowska, il s’agit de rompre avec l’uniformité des grands ensembles très à la mode à l’époque.

Cette époque ce sont les années 80 et le projet c’est la cité Pierre-Semard qui doit s’étendre sur 6 hectares au Blanc-Mesnil (93). 

L’architecte propose d’inscrire la construction dans un contexte végétalisé que la structure bois permettra de rappeler et de prolonger. A cela s’ajoutent des volumes en bois très découpés qui brisent les frontières entre horizontalité et verticalité. En ajoutant des jardins partagés entre les occupants, on obtient un ensemble sorti de terre en 1986 répondant aux problématiques actuelles.

Sauf que 30 ans plus tard, le calcul n’est pas bon et le tout s’est transformé en passoire thermique géante. Les murs, gorgés d’eau, pourrissent et les grands volumes offerts par des plafonds à 4 mètres de haut se retrouvent chauffés à l’électricité. 

La rénovation semble être la seule solution mais ce sont déjà plus de 5 millions d’euros qui ont été investis sans que les résultats ne soient probants. 

Pour trouver une solution aux problèmes des 224 logements, une nouvelle mission de maîtrise d’œuvre chargée d’examiner les pathologies de la cité a été mise sur pieds. Mais entre budget contraint, habitants excédés et artistes militant pour la sauvegarde du projet, il ne reste pas beaucoup d’espace libre pour agir … 

 

?  Que faire face aux réclamations financières des entreprises ?

C’est une question qui se pose depuis un moment. Selon Michel Klein, Directeur des sinistres à la MAF, cette tendance remonte aux années 90 : « L'objectif est alors clair : venir chercher l'argent où il y en a, en l'occurrence chez l'assureur de la maîtrise d'œuvre ».

Alors pourquoi les entreprises se retrouvent-elles à agir de la sorte ? Selon Ludovic Patouret de Gecamex, des experts au service de la maîtrise d’œuvre, cela permet aux entreprises d’afficher des prix défiants toute concurrence lors des appels d’offres tout en misant sur une compensation qui viendra plus tard. 

Bien plus tard même. Avec une durée de traitement de 5 ans en moyenne, l’habitude s’installe et tend même à exister dans les comptes d’exploitation des entreprises. 

En tant qu’architecte, comment s’en prémunir et détecter à temps les mauvais agissements d’une entreprise ? Il convient déjà de se méfier de la multiplication des courriers recommandés, de la remise en cause les choix conceptuels de la maîtrise d’œuvre dans le document de consultation des entreprises ou encore des recours à outrance aux aller-retours de fiches questions réponses.

D’autres conseils et bons réflexes à retrouver dans l’article complet sur le site batiactu.com en suivant le lien ici.

 

?  L’architecture corse à l’honneur d’un prix spécial 

La Corse c’est de jolies plages, de bons saucissons et des routes qui ne sont jamais droites plus de 10 mètres d’affilé. Mais ce n’est pas tout. L’île de Beauté est également un vivier particulièrement actif de la production architecturale.

Cette richesse, la Maison d’Architecture de Corse a souhaité la mettre en avant grâce au 1er Palmarès d’Architecture en Corse (PRAC). Suite à un appel à candidatures régional et national lancé auprès des architectes ayant réalisé des projets en Corse, ce sont près de 110 réalisations qui ont été présentés à un jury international présidé par Umberto Napolitano de l’agence LAN.

Le verdict final est tombé le 27 Septembre dernier à l’occasion de la soirée de remise des prix durant laquelle 11 lauréats ont été distingués.

Liste des lauréats :
Catégorie XS : eXtra-Small
Observatoire du Cerf corse 

Saint Pierre Venaco, Quenza et Castifao – 2A
Architecte : ORMA ARCHITETTURA

Catégorie S : Small
Résidence R 

Sotta - 2A
Architecte : Nicolas GIANNI

Catégorie M : Medium
Groupe scolaire « A Strega »

Santa Maria Siche - 2A 
Architecte : Amelia TAVELLA ARCHITECTES

Catégorie L : Large
Théatre « A Stazzona
» 
Pioggiola – 2B
Architecte : VILLA BATTESTI & ASSOCIES

Catégorie XL : eXtra Large
Opération Grand Site – Pointe de la Parata. Centre d’accueil visiteur
s
Ajaccio – 2A
Architecte associé : MB ARCHITECTURE
Mandataire : APS Paysagiste

Les prix Spéciaux
Hors Catégorie

Mulinu Vivu
Pietracorbara – 2B
Architecte : Damien ANTONI, SYVIL

 

En cours de livraison

Rénovation de la salle des fêtes de Tolla et création d’un espace scénique
Tolla – 2A
Architecte : CGZ

Prix spécial
A Casa R

Sotta – 2A
Architecte :

Prix spécial
Maison des vins, jardin ampélographique.

Patrimonio – 2B
Architecte : ATELIER D’ARCHITECTURE PERRAUDIN

Prix spécial
La Maison des Pêcheurs

Bonifacio – 2A
Architecte : BUZZO SPINELLI ARCHITECTURE

Prix d’honneur spécial
Paul CASALONGA architecte, pour sa production architecturale,

illustrée pour le PRAC par : Centre culturel Auditorium
Pigna – 2B
Architecte mandataire : CFL ARCHITECTURE
Architecte associé : Paul CASALONGA
 

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