Au bord de la piscine, dans les transports ou à l’agence, le meilleur endroit pour lire l’HebdoMAF, c’est là où vous vous trouvez ! Cité judiciaire des Batignolles, les 30 ans des projets de Mitterrand, remise en question de la formation d’architecte et idées sorties … C’est le menu de ce numéro un peu juilletiste, un peu aoutien.
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L’ordre des avocats franciliens s’installe dans un exosquelette métallique 

Construire 7 150 m² de bureaux ne représente pas un défi particulier pour RPBW, l’agence de Renzo Piano. Pourtant le projet de construction de la Maison de l’Ordre des avocats de Paris a été un réel défi architectural à bien des égards. 
Cette réalisation achève la cité judiciaire récemment implantée Porte de Clichy, dans le XVIIème arrondissement parisien, dont le visage a été profondément marqué par l’élévation du TGI de Paris (agence Renzo Piano) et l’installation du siège de la police judiciaire (agence Valode & Pistre). Des voisins prestigieux dont il a fallu reprendre les codes, en faisant le choix de la transparence que traduit l’utilisation du verre. 

Mais le voisinage n’est pas la seule contrainte du site, aussi sollicité en sous-sol qu’en rez-de-chaussée, avec le passage de la ligne 13 du métro, et les travaux d’extension de la ligne 14, dont l’édicule d’accès sera totalement intégré au projet.
Une nécessité de faire correspondre les calendriers mais également de composer avec les contraintes qu’impose le passage des métros. Entre pontage de tunnels RATP et édification de l’ensemble sur un puit, les solutions pour s’enraciner dans le sol n’étaient pas légions. 

L’architecte a donc conçu un exosquelette autour duquel vient s’arrimer le bâtiment, autorisant le recours aux porte-à-faux, jusqu’à 27 mètres d’un côté. Autour de son noyau bétonné, l’armature métallique fera partie intégrante de l’ensemble et restera visible une fois l’ouvrage terminé.


Les Grands Projets de Mitterrand, 30 ans plus tard

Que reste-il des années 80… sur le plan architectural ? Que sont devenues les grandes réalisations voulues sous l’ère Mitterrandienne ? Quels étaient-ils, ces grands projets qui devaient permettre de combler un manque artistique et poétique ?
Le Moniteur propose de retracer l’épopée d’une époque où Bastille n’a pas encore son Opéra, le ministère des Finances occupe toujours le palais du Louvre et la Défense n’a pas son arche emblématique. On y découvre ainsi que cette politique ambitieuse de grands travaux a été menée dans un contexte de rigueur qu’est celui de l’année 1983 et avec une orthodoxie budgétaire qui semble intenable aujourd’hui.

30 ans après, Yves Dauge, urbaniste ayant participé aux opérations, l’affirme : cette période a permis aux concepteurs français de rayonner à l’international, et aux entreprises françaises d’être reconnues pour leur savoir-faire en matière d’ingénierie et de construction.

 

Quand la formation est remise en question …

La formation des architectes est-elle au niveau des défis qui attendent le monde de la construction dans les années à venir ? Pour Jean Dambrine, étudiant à l’école d’architecture de Paris – La Villette, la réponse est claire : non.
Remettant en question des programmes n’ayant pas évolués depuis les années 2000, l’étudiant, qui développe son constat à l’occasion d’un manifeste, regrette que la question écologique ne soit pas au centre des préoccupations d’un secteur qui est pourtant en première ligne des causes mais également des remèdes.

Entre doctrines et théories, l’architecte en herbe reproche l’apprentissage d’une architecture du passé, dispensée par des amoureux de l’automobile, à un moment où la solution se trouve dans les nouveaux usages, dans l’audace des matériaux et des procédés utilisés. Pour retrouver le manifeste, cliquez ici. 


Que faire cet été ? Les bonnes idées « sortie archi » du Moniteur !

Mêler congés et curiosités architecturales ? C’est ce que propose lemoniteur.fr en sélectionnant plusieurs manifestations et expositions disséminées aux quatre coins de l’Hexagone.

En Île-de-France par exemple, le site d’informations conseille la visite de « l’Art du grand Air », qui dispose des œuvres artistiques dans le quartier de la Défense, invitant les artistes à réinterpréter le quartier d’affaires. En Normandie, il s’agira de ne pas passer à côté de « Un été au Havre », proposant des parcours artistiques au travers de l’espace public.

Au programme également, Bordeaux, Chaumont-sur-Loire ou encore Nantes ! Pour découvrir toutes les sorties culturelles architecturales à ne pas manquer cet été, c’est juste ici !
 

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