Toujours pas de football dans ce numéro de l’HebdoMAF, et à l’approche de la finale, nous avons pris sur nous. Cette semaine on vous parle plutôt de la prise de position de Nicolas Hulot sur EuropaCity, de la Loi Elan (encore et toujours), de l’avenir du périphérique parisien et de la nouvelle médaille de Christian de Portzamparc.

27eme hebdoMAF du millésime 2018, toujours à vos côtés pour vous présenter en 5 minutes chrono l’info qu’il vous faut !
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Les titres de chaque paragraphe sont cliquables pour vous proposer l’article original.

 

👉 Nicolas Hulot n’aime pas le ski

Le projet EuropaCity, qui doit s’enraciner dans le nord parisien, vient de trouver une nouvelle pierre sur sa route. Et pas des moindres, un ministre. Invité sur Europe 1, Nicolas Hulot, ministre de la Transition écologique et solidaire, n’a pas fait dans la demi-mesure quant à l’affirmation de son opposition au projet.

En dénonçant une « folie des grandeurs » qui n’a plus lieu d’être à l’heure où le gouvernement veut redynamiser les centres villes et valoriser les terres agricoles, il devenait impératif que le monsieur environnement tranche clairement.

Rien n’est encore joué étant donné que le gouvernement est toujours en procédure d’appel pour invalider la décision de justice … annulant le projet.

Pour ceux qui seraient impatients de dévaler la piste de ski artificielle prévue dans le programme, vous avez le temps de boire un vin chaud tranquillement.

 

👉 Loi ELAN : le Sénat reprend le dessus !

Le bicamérisme français offre aux architectes une perspective d’amélioration concernant le contenu de la loi ELAN. C’est en tout cas ce que veut penser Denis Dessus, Président de l’Ordre des Architectes.

Dans une tribune, il salue le travail des différentes commissions, offrant une évolution générale de certains points validés par l’Assemblée Nationale. On retrouve par exemple l’obligation de recours à la loi MOP pour les bailleurs sociaux, le passage de 10 à 30% des logements accessibles, l’interdiction de vente des logements sociaux …

Des infléchissements qui s’inspirent des revendications du collectif Ambition Logement. Il faut toutefois tempérer cette première victoire : la route sera encore longue et semée d’embuches, telles que la commission mixte paritaire et le retour de la navette parlementaire à l’Assemblée Nationale.

 

👉 Les derniers tours de pistes du périphérique parisien ?

Le célèbre périph’, qui concentre  à lui seul un quart du trafic parisien et demeure l’axe le plus fréquenté d’Europe, est aujourd’hui synonyme de ce que la ville ne veut plus être : grise, surencombrée, bétonnée, 100% voitures … Bref, à l’heure où l’avenir se dessine dans les circulations douces et les liaisons paysagées, la bande d’asphalte de 35 km n’est plus en odeur de sainteté auprès de la municipalité.

C’est dans ce cadre qu’a été mandaté un groupe de travail, composé d’élus de tous bords, et mené par Laurence Gotlib. Parmi les objectifs de ces réflexions, en finir avec cette fracture physique et psychologique entre la capitale et sa banlieue.

Verdict attendu en février 2019.

 

👉 Christian de Portzamparc décroche une nouvelle distinction

L’architecte français n’est plus à présenter tant ses réalisations sont emblématiques et ses récompenses nombreuses. Depuis quelques jours, elles le sont encore un peu plus avec le Praemium Imperiale, Nobel des Arts, que la Japan Art Association vient de lui décerner.

Il a été choisi parmi un panel d’architectes qui se sont démarqués par « leurs réalisations artistiques, leur rayonnement international et parce qu’ils ont contribué, par leur œuvre, à enrichir l’humanité. » Rien que ça.

Il faut avouer que Christian de Portzamparc coche toutes les cases : artiste au rayonnement international reconnu qui laissera derrière lui plusieurs réalisations remarquables.

 Bref, une grande récompense pour un grand monsieur.

 

👉 Transformer les bureaux vacants en logements, une fausse bonne idée ?

Nous vous en parlions déjà dans l’hebdo MAF 14 : dans le cadre du projet de loi ELAN, pour créer un « choc de l’offre », le gouvernement a fait un calcul simple. Peut-être un peu trop simple d’ailleurs. 4.5 millions de m² de bureaux sont vacants. Avec une moyenne de 75 m² par appartement, vous arrivez rapidement à la conclusion suivante : sans rien construire, en se contentant de réaménager, vous avez à disposition quelques 60 000 logements. Oui mais non.

Pour Anne-Claire Davy, de l’IAU, il faut ajouter à la recette quelques réalités, au premier rang desquelles, le fait qu’une vacance n’est pas un état permanent, et que les chiffres sont en fait constitués d’une grande part des bureaux neufs, voués à trouver preneur rapidement.

Ajoutez à cela le fait que les locaux vacants, entourés de locaux occupés dans une même construction ne peuvent être pris en compte et le fait que les zones de bureaux ne sont pas des lieux d’habitations par leur manque de raccordement aux services de la ville (écoles, commerces etc).

On se rend rapidement compte qu’une épine supplémentaire vient s’ajouter à toutes les autres, dans la botte déjà bien chargée de la loi ELAN.